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Encore un rotengle de Pareloup

Pêche au feeder par grand vent : ambiance et techniques

Une pêche difficile par grand vent. Comment s’adapter ?

4h de pêche en matinée, et comme les sorties précédentes c’est au Lac de Pareloup et dans la même baie. [Voir le récit de ces sorties «Pêche fine et gros poissons» et « gardon de 1,5kg »]. Je décide de pêcher plus près du fond de cette baie, là ou la profondeur est moindre 2-3m. Mais tout de même assez loin du bord 45m environ.

Les conditions sont difficiles, il souffle un vent violent de sud, qui s’engouffre dans cette baie en y provoquant de gros mouvement d’eau. Ce sont les conditions extrêmes qui m’avaient bien réussi lors de ma dernière visite et que je suis venu rechercher.

Pêche par grand vent

Le matériel

Je sors l’artillerie lourde pour affronter ce vent et tenter de rester précis lors du lancé.
Canne : 4,2m puissance 110gr
Moulinet : voilà 4 mois que j’utilise avec plaisir le nouveau Preston PXR 5000 un des rares moulinets du marché à être conçu spécifiquement pour la pêche au quiver. Sa puissance et sa précision sont ici très précieuses.
Feeder : Drenan groundbait (les verts) 50gr ce type de feeder « plein » permet des lancés précis et traverse bien le vent. C’est ce type de feeder que je préconise pour les pêches en grand lac.

Canne à peche feeder quiver

la précision au lancer

La précision c’est LA clef de la réussite pour la pêche au feeder. Il faut un matériel adapté (décris ci dessus) et un geste bien assuré. Je lance debout un pied en avant, les épaules dirigé ver l’objectif : un repère sur la berge opposée, et la canne au dessus de la tête. A chaque lancé pas de précipitations, le montage doit ce stabiliser derrière sois au moment où la canne est au dessus de la tête.

Détecter les touches

Les vagues poussées par le vent appuient sur le fil et font vibrer le scion de la canne. Autant vous dire que la détection des touches est compliquée. Dans ce cas, je privilégie un montage auto ferrant. C’est certes une solution un peu radicale à ce type de problème mais relativement efficace.

Le montage feeder

Montage feeder en ligne, auquel j’ajoute un stop float sur le corps de ligne entre l’émerillon agrafe et le moulinet. Cela permet de stopper la touche et ainsi l’inertie du feeder fait pénétrer l’hameçon dans la gueule du poisson. Je règle l’intervalle entre les deux stops float, et donc la course de l’émerillon agrafe, sur 12 cm (environ). Le poisson se ferre tout seul dans la majorité des cas et ainsi les touches deviennent plus franches et visibles sur le scion.
L’inconvénient, c’est que l’on perd en sensibilité, en finesse, mais ce désavantage est compensé par le comportement des poissons qui, dans ce type de grand lac et à une telle distance du bord, se jettent franchement sur les esches qu’on leur propose.

Le bilan

Une pêche plaisante, difficile, technique, avec au final une bourriche honorable. Beaucoup de gardons, des brèmes en moyenne plus petites que d’habitude. J’ai pêché vers le fond de la baie et je pense que c’est la raison pour laquelle ces poissons sont ici plus petits. Quand même un seul rotengle mais encore de belle taille qui vient s’ajouter aux spécimens des semaines précédentes.

Encore un rotengle de Pareloup

Ambiance

2 petites vidéos faites sur le pousse avec mon APN. La qualité est très médiocre mais c’est un test et vous pourrez juger de l’ambiance du jour.


A propos Vincent Hurtes

Pêcheur passionné je partage ma passion sur le site peche-feeder.com depuis 2010 / Journaliste pour le magazine "La Pêche et les poissons" depuis 2014. Capitaine adjoint de l'équipe de France de pêche au feeder --- Contact

10 Commentaires

  1. Pour un débutant comme moi dans « le feeder », ce sont de super infos.
    Merci Vincent.

  2. Je ne connaissais pas cette technique, merci pour les infos, je vais essayer de me renseigner un peu plus et certainement me lancer 😉
    merci.

  3. Bravo pour votre site.
    une question suite aux résultats du championnat du monde Quiver de 2011, je voudrais en savoir plus sur ce montage bas de ligne libre qui a engendrer une polèmique sur les Russes, voir Déclic Pêche de Septembre.
    Apparamment interdit en compétition, et rien au réglement FFPC à ce sujet
    Merci de votre réponse,
    Trés cordialement
    Un Pêcheur assidu au Quiver en Saône

    • Merci pour votre compliment.
      Le moins que l’on puisse dire c’est que tout ceci est très complexe, je vais donc vous répondre avec ce que j’ai compris.
      Le règlement des championnats du monde est très différent du règlement national de la FFPC pour la pêche au quiver. En Italie le règlement international a interdit les bas de lignes inférieur à 50 cm de long et autorisé seul un type de montage coulissant, anéantissant ainsi toute l’ingéniosité des pêcheurs. L’équipe Russe championne du monde a contourné (triché ?) le règlement en enroulant ce long bas de ligne autour du feeder, pêchant ainsi avec un montage qui n’était plus coulissant et avec un bas de ligne très court (type method-feeder).
      Je ne me suis pas (encore) penché en détail sur le règlement Français, mais il semble moins strict même si il reste encore des contraintes à libérer. Pour avoir toutes les informations sur le championnat du monde de pêche au feeder et sur son règlement je vous conseille de lire l’article de Nicolas Beroud dans le magasine infopêche n°20 de Octobre 2011.
      Le sujet est complexe et mériterait bien plus que ces quelques lignes.
      Merci de votre commentaire.

  4. Technique très intéressante, merci de la partager !

  5. par grand vent il faut toujours pecher vent de face c’est moins confortable qu’une place a l’abri du vent vent dans le dos je pense que les vagues remuent le fond du lac et font sortir des bestioles qui amenent les poissons a se nourrir

    • Toujours vent de face c’est exact ! Je l’ai constaté aussi, même si dans le cas ci-dessus je pêche une baie ou le vent s’engouffre et créé des mouvements d’eaux avec le vent de côté. Ces mouvements d’eau soulève le fond c’est sûr et attire les poissons, mais il ya un autre paramètre qui me semble important. Au tout début du printemps (et notamment en lac de barrage) les mouvements d’eaux créées par le vent sont la seule façon d’oxygéner le milieu. C’est à cette période de l’année que les eaux sont les plus pauvres en oxygène et le poisson recherche cette source de vie.

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