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Feeder et fleuves côtier : contre courants et marées.

La pêche au feeder dans les fleuves côtiers offre toujours des sensations à part. Rien de commun avec tout ce qui existe par ailleurs. L’influence de la marée, les changements de courants, les poissons présents tous ces facteurs contribuent à enrichir cette expérience.

Le mulet au feeder

Si il est un espèce qui est très présente dans ce type de milieu c’est bien le mulet. On l’appelle Muge sur le pourtour méditerranéen et il prend aussi bien d’autres appellations.
Ce poisson de mer répond plutôt bien au feeder même si il est assez rare de de les prendre en grande quantité. C’est pourtant le cas dans la vidéo qui illustre cet article. Je réalise une pêche exceptionnelle de mulets. Une telle réussite sur cette espèce, c’est du jamais vu pour moi !! La taille des poissons est plutôt modeste de 20 à 40cm de long par rapport aux beaux spécimens que l’on peut prendre par ailleurs. Il existe plusieurs espèces de mulets et j’aurais l’occasion de revenir en détail sur ce poisson dans un prochain article spécifique.

S'il peut mordre à tout, comme ici une bouillette, le mulet n'en reste pas moins difficile à cibler spécifiquement au feeder.
S’il peut mordre à tout, comme ici une bouillette, le mulet n’en reste pas moins difficile à cibler spécifiquement au feeder.

Contre courants et marées

Le courant fluctue avec les différents stades de marée, et il peut être extrêmement puissant par moment. Il faut donc anticiper ces difficultés et garder une marge d’adaptation en choisissant son matériel, feeder et canne. Mieux vaut être prudent aussi au moment de déterminer la distance de pêche. Plus on va pêcher loin de la berge, plus il sera difficile de lutter contre un fort courant.

Bien évaluer la distance de pêche en fonction de la puissance du courant avant de choisir son coup.
Bien évaluer la distance de pêche en fonction de la puissance du courant avant de choisir son coup.

Attention au marnage

Il faut aussi anticiper le niveau d’eau qui varie en fonction des marées. Dans le cas illustré dans la vidéo le niveau de la rivière varie de plus de 2m entre la marée haute et la marée basse. Une telle amplitude est énorme et nécessite de faire évoluer son installation sur la berge. La marée, ses horaires et son amplitude sont aussi différentes de leur origine sur la côte. Plus on s’éloigne de la mer, plus les marées sont décalées. Ici par exemple, la descendante dure plus longtemps, subissant l’influence du cours de la rivière.

Marnage de 2M ... la bourriche est maintenant hors de l'eau !
Marnage de 2M … la bourriche est maintenant hors de l’eau !

Eaux saumâtre et poissonneuses

Les eaux sont saumâtres et tous les flux ayant comme origine un milieu salin enrichissent grandement le biotope. En effet, dans une eau salée ou saumâtre, les espèces d’eau douce grandissent plus vite. On retrouve donc dans ce type de fleuves une belle population de poissons et souvent de superbes spécimens.

Il faut aussi s’adapter à la densité de poisson qui est impacté par la richesse de ce milieu. Mon approche est toujours très agressive. Ici l’amorce et les esches s’échappent très rapidement du feeder et même si mon mix est très collant, le mélange ne reste pas sur le coup et est balayé par le courant. Les poissons sont attirés par un flux continu d’appât dans la coulée. Esches et amorce sont mélangées avant d’être incorporées dans le feeder. La quantité d’esches distribuée est aussi bien plus importante qu’à l’accoutumé.

Un mix riche pour fixer les poissons.
Un mix riche pour fixer les poissons.

Le montage feeder hélicoptère

J’ai abandonné le montage coulissant classique au profit d’un montage hélicoptère. Par rapport au précédent, la disposition des éléments du montage est inversée sur la ligne, le feeder, très lourd, est placé en position terminale. Le bas de ligne tourne autour du corps de ligne au-dessus du lest. Avec une telle disposition le pêcheur est directement en contact avec le poisson et on limite l’effet de contrepoids du feeder. On a ainsi moins de décrochages sur des poissons mal piqués. Le montage reste auto-ferrant grâce au stop float placé au-dessus du bas de ligne et s’adapte donc très bien aux rivières puissantes..

>> Voir ici comment réaliser le montage feeder hélicoptère.

Un exemple de montage feeder hélicoptère pour la rivière.
Un exemple de montage feeder hélicoptère pour la rivière.

Vincent Hurtes

Editeur du site peche-feeder.com depuis 2010⎢Journaliste & créateur de contenus⎢Président du club Pêche Feeder Compétition à Rodez Aveyron⎢Team GURU France⎢Contact

4 Commentaires

  1. Merci Vincent pour ce reportage très inspirant.
    je suis débutant au feeder (même pas un an de pratique et déjà passionné).
    Vous utiliser quel grammage de cage pour l’Adour? Je suppose que cela varie en fonction du moment de la marée et du courant?
    J’habite sur le bord du gave de Pau, pas très loin des gaves réunis et donc pas très loin de l’Adour 😉
    Vos mulets porc sont superbes. Avez vous pris d’autres sortes de mulet?
    Et encore merci pour toutes vos publications.

    1. Bonjour et merci ! Désolé pour la réponse tardive. J’utilise des feeder de 80 à 120gr.
      Je n’ai capturé que cette espèce de mulets, y a t’il d’autres espèces présentent dans l’Adour ?
      Merci à vous !!

      1. Bonsoir Vincent,
        Oui et non, il existe le mulet Lippu que l’on reconnait facilement avec ces petits picots sur la lèvre supérieure. C’est un poisson très présent sur l’Adour, mais qui ne remonte pas très haut en estuaire(eau saumâtre oui mais j’en ai jamais croisé en eau douce).
        Le mulet à grosse tête, très rarement croisé. Il a une allure assez maigre et longiligne. On a l’impression que le poisson est malade…
        j’en ai très peu fait sur l’Adour (2/3 pas plus) j’en avais fait quelque un sur le courant du huchet au printemps. Défense pas terrible mais je sais pas si c’est lié au début de saison…
        Le mulet doré très sympa à faire(belle défense) mais ce n’est pas super massif. Il a une tache bien dorée bien marquée sur l’opercule. j’en ai fait que pendant la marée haute au niveau d’anglet et plutôt au mois d’octobre et novembre .
        Et il reste le mulet sauteur: tenu environ une petite dizaine et jamais ramené aucun (tous décroché). je sais que ce sont des mulets sauteurs car leur défense n’ai fait que de saut successifs. En général, je les décroche au bout de sept/huit sauts. Il parait qu’ils ressemblent au mulet doré avec une taille similaire.
        merci pour vos réponses (même tardives, de toutes façon je ne suis pas mieux.)
        a+
        Christophe

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