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Douleur chez les poissons : que dit la science?

Faits Saillants
  • Les Antispécistes ne sont pas des écologistes.
  • Notre but est ici d’essayer de résumer l’état des connaissances scientifiques sur la manière dont les poissons perçoivent « la douleur ».
  • "La pêche est un bien être pour les 1,5 million de pêcheurs.”
  • “Afin de montrer qu’un poisson ressent de la douleur, il est nécessaire de montrer qu’un poisson est capable de conscience. Sans conscience il n’y a pas de douleur”

Le 3 février 2021, le conseil de Paris votait favorablement pour l’interdiction de la pêche au vif et de l’ardillon à Paris, approuvant les revendications portées par les associations Antispécistes comme « Paris Animaux Zoopolis ». Les Antispécistes ne sont pas des écologistes, ils militent pour l’égalité des espèces c’est-à-dire contre les spécistes. Comme racistes ou sexistes, spécistes désigne tous ceux qui considèrent qu’une espèce est au-dessus des autres. Ils militent contre toutes les formes de souffrances infligées aux espèces considérées comme inférieures. Les pêcheurs sont une cible prioritaire pour ces militants qui avouent vouloir interdire la pêche de loisir.
Les Antispécistes portent une idéologie totalitaire, extinctionniste (les pêcheurs sportifs ou de loisir doivent disparaître) dans un discours basé sur la manipulation de l’information. Il est temps de rétablir certaines vérités. J’ai sollicité Gregory Conductier, ancien compétiteur de pêche au coup mais surtout Neurobiologiste, pour qu’il nous démontre le mécanisme de la perception de “la douleur” chez les poissons.
Et si finalement les poissons étaient incapables de souffrir ?
VH

A propos de l’auteur :

Gregory Conductier a un master de physiologie de la nutrition de l’université de Bourgogne et un doctorat de Neurobiologie de l’Université Montpellier 1. Il a effectué des recherches dans le domaine du contrôle cérébral des réponses aux stress, et de la prise alimentaire. En 2013, il s’est installé à Melbourne, Australie pour travailler à Monash University. En 2018, il a quitté la recherche académique et travaille aujourd’hui pour une compagnie privée de recherche.

J’ai mal à ma pêche

Dans un monde citadin où les peurs dirigent les peuples, où la pertinence de l’information se mesure en nombre de “likes” sur les réseaux sociaux, et ou l’écologie se pratique dans les salons parlementaires et sur les plateaux télés, la pêche à la ligne en tant que sport ou loisir a un sérieux problème.
Les récentes démarches politiques et manifestations visant, entre autres, à interdire la pêche au vif à Paris et ailleurs nous le montrent bien. Mais si la réalité est “celui qui crie le plus fort a raison”, la mobilisation immédiate, audible, visible mais surtout intelligente de tous les acteurs du monde de la pêche est de rigueur afin de contrôler “la menace” d’une interdiction pure et simple à moyen terme. Si notre société est gérée par l’immédiateté et le sensationnalisme, en tant que scientifique, je crois dur comme le fer d’un forgé de 5/0 que la collecte d’informations rigoureuses et pertinentes au service d’un argumentaire raisonné et raisonnable est le seul rempart face à un débat d’opinion passionnel, anthropomorphique et somme toute contradictoire, voire inepte.

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L’interdiction de la pêche de loisir partout : voila la motivation des antispécistes.

Parmi les batailles centrales que la pêche de loisir doit affronter, la question de la souffrance animale et de sa gestion nous colle à la peau comme du noir de vigne. Loin d’un débat sur la légitimité ou non du mouvement antispéciste, notre but est ici d’essayer de résumer, le plus objectivement et intelligiblement possible, l’état des connaissances scientifiques sur la manière dont les poissons perçoivent « la douleur ».

La pêche est un bien être pour les 1,5 million de pêcheurs.

Nociception, douleur ou souffrance? Des notions à définir

Comme pour n’importe quelle réflexion, scientifique ou non, il est impératif de déterminer un contexte et de poser des définitions pour limiter les possibilités d’interprétations erronées. D’un point de vue scientifique, la définition même de ce qu’est la douleur est débattue depuis le XVIIIe siècle et n’est toujours pas complètement tranchée. L’association internationale d’étude de la douleur (IASP, 1) la définit comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans ces termes ». D’après le philosophe André Lalande, « on pourrait en donner une idée assez précise en disant que c’est le sentiment d’une lésion » (2)… Nul besoin donc de vous dire que nous n’allons pas entrer dans ce débat.

Dans le contexte qui nous intéresse, c’est-à-dire la « douleur » chez les poissons, il est important de retenir de cette définition la dimension « émotionnelle désagréable » de la douleur. Nous différencions alors la nociception de la douleur. La nociception comme une perception physiologique qui atteint un seuil d’intensité reconnu comme nocif ou nuisible (d’où le nom) pour le fonctionnement normal et/ou l’intégrité d’un organisme. Sur un plan physiologique, la nociception pourrait se séparer en deux « phases ». Une partie sensorielle à proprement parlé qui fait donc intervenir des récepteurs (à la pression ou à des substances, par exemple) et des circuits nerveux « courts » comme les arcs reflex, ne nécessitant donc pas d’intégration par le cerveau. Elle entraîne des réponses physiologiques ou inconscientes (modification de pression artérielle, par exemple) ou comportementale (comme le retrait de la main de la source d’une brûlure). Une seconde phase, plus tardive, implique l’activation de systèmes cérébraux et conditionne l’apprentissage et des réponses comportementales plus complexes (fuite en direction d’un abri connu par exemple).

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Tous les jours les poissons luttent contre la faim, les prédateurs, la pollution, dans leur milieu naturel pour survivre.

La notion de douleur est ainsi plus subtile et serait alors un état émotionnel, conséquence de sensations douloureuses et perçu de manière consciente (3). De manière générale et particulièrement importante dans notre contexte, la douleur implique à la fois une composante sensitive, émotionnelle et consciente.
Et la souffrance, me direz-vous ? La souffrance est un concept en soit et, dans l’esprit commun, très anthropomorphique. La souffrance pourrait se définir comme un état de détresse émotionnelle. En neuroscience, on pourrait la définir comme le pendant négatif extrême du plaisir. Ainsi, on aura tendance à choisir le terme de détresse pour définir un état physiologique anormal ou préoccupant (détresse respiratoire par exemple) et on réservera le terme de souffrance à des aspects psychologiques ou mentaux.

Les poissons ressentent-ils la douleur?

Au-delà de ces aspects assez philosophiques, quelles sont les informations tangibles accumulées sur ce sujet? Si vous vous attendez à une réponse claire et définitive, passez votre chemin. Car ne nous y trompons pas, comme dans la société « civile », tout est source de débat dans le petit monde de la science. On imagine alors très bien qu’un sujet aussi « sensible » que le ressenti de la douleur chez les poissons ne fait pas exception.
Comme toutes les données obtenues à partir d’études comportementales sur des modèles animaux, elles ne sont vérifiables que dans le cadre du modèle considéré (espèce, milieu, conditions expérimentales, etc.) et peuvent difficilement être extrapolées à l’ensemble des espèces de poissons. Une étude menée chez les truites n’a pas vraiment de sens au regard des carpes par exemple. D’autre part, l’interprétation des comportements induits par un traitement donné est… une interprétation. Et en science comme ailleurs, l’objectivité de l’analyse s’arrête là où l’interprétation commence.

Les antispécistes manipulent les opinions à l’aide d’informations partielles et d’interprétations orientés. Si les récepteurs du système nerveux des poissons réagissent de la même façons que les mammifères cela ne prouve en rien que ces derniers ressentent les même choses.

S’il y a une chose à retenir des mésaventures de 2020 sur le plan scientifique, c’est bien que les données publiées ne sont pas toujours le reflet de la réalité, mais plutôt la vision d’un auteur ou d’un groupe d’auteurs. L’analyse de données comportementales doit également être complètement dénuée de toute considération anthropomorphique, ce qui est souvent délicat lorsque l’on travaille sur des concepts bien humains, tels que la douleur. Ainsi, seule la multiplicité et l’accumulation de données par de multiples expérimentateurs, permettant de dégager un consensus, fait force de démonstrations.

Maintenant que le « décor » de ce qui fait en réalité la science est planté, revenons à nos poissons. De nombreuses études, dont celles de la chercheuse britannique Lynn Sneddon, indiquent que les poissons « ressentent » les stimulus considérés douloureux pour les mammifères, comme le venin d’abeille ou l’acide (4), entre autres. Sans critiquer la qualité de ces études ni l’objectivité scientifique des auteurs, les conclusions qui peuvent être dressées à partir de ces études doivent être prises avec toutes les précautions citées précédemment. Mais en plus, le choix des stimuli paraît ne pas correspondre avec ce que les poissons peuvent rencontrer naturellement dans leur environnement. En effet, quelles sont, dans les faits, les chances réelles pour une truite de se faire piquer par une abeille ou d’entrer naturellement en contact avec une goutte d’acide acétique (vinaigre concentré) dans la nature (les 2 stimuli douloureux utilisés par sneddon et al. dans leur étude de 2003) ? Et quand bien même une truite « innocente » venait à gober une abeille à la dérive et à se faire piquer, il y a de très fortes probabilités pour qu’elle ne recommence plus. Que les poissons puissent ressentir des stimuli nocifs et adapter leur comportement afin de ne pas entrer à nouveau en contact avec ces stimuli (en d’autres termes « apprendre », ce que d’autres études tendent à démontrer également), ne choquera aucun pêcheur. Intuitivement, cela semble même être une composante essentielle à la survie d’un individu. Encore fallait-il le démontrer.

Si une critique générale pouvait être adressée aux études publiées sur la sensibilité nociceptive des poissons, ce serait le manque de comparaison possible entre les stimuli « modèles », préconçus comme potentiellement douloureux pour les poissons, car considérés douloureux pour l’Homme et des stimuli « naturels ». Ainsi, on ne sait pas aujourd’hui si le fait de filtrer des graviers par les branchies, est douloureux ou non pour une carpe, par exemple, alors que ce comportement est essentiel à son alimentation. On pourrait présager que non. Selon le même raisonnement, serait-il raisonnable de considérer qu’une carpe qui se coupe les lèvres à force de se nourrir sur des substrats durs, comme les bancs de granite ou de moules ne ressente pas une douleur plus forte suite à une piqûre d’abeille ou d’hameçon?

Ces blessures mortelles ont été infligées par un prédateur carnassier. L’idéologie antispéciste veut aussi modifier les rapports de prédation naturel au nom de l’égalité des espèces. En résumé le Lion doit arrêter de manger la gazelle, le brochet, les gardons. Raisonnablement, quel crédit peut on apporter à ce genre d’utopie délirante ? Voir ici : https://www.cahiers-antispecistes.org/sur-le-droit-a-la-vie-des-predateurs/

Donc les poissons sont-ils capables de ressentir des stimuli nocifs? La réponse semble être oui. Sont-ils capables d’apprendre de ces expériences, la réponse semble encore être oui. Alors cela veut-il dire qu’ils ressentent de la « douleur » ? C’est là que la nécessité d’une définition prend toute son importance. La « douleur », telle que les scientifiques spécialistes et les médecins la définissent, implique une composante sensorielle (nociception), une composante émotionnelle ET une composante consciente. Alors, le grand philosophe de la fin du XXème siècle qu’était Kurt Cobain avait-il raison lorsqu’il écrivait dans « Something in the way » : « It’s OK to eat fish, ‘cause they don’t have any feeling »?

Là encore, les scientifiques débattent. On aime bien ça, nous autres, débattre…
Le zoologiste James Rose de l’Université du Wyoming, rappelle vigoureusement dans une réponse à l’article de L. Sneddon en 2003 que :

“Afin de montrer qu’un poisson ressent de la douleur, il est nécessaire de montrer qu’un poisson est capable de conscience. Sans conscience il n’y a pas de douleur” (5).

Dans les faits, le cerveau des poissons est assez « primaire » au regard de sa capacité à intégrer les informations. Si vous avez déjà entendu parler du vieux concept de « cerveau reptilien » comme d’un reliquat évolutif au sein de notre propre cerveau, chargé de la gestion des fonctions basiques de survie de l’organisme, et bien le cerveau des poissons serait deux « crans » évolutifs plus simple que celui des reptiles (cf shema) … En clair, une carpe est encore moins douée pour les sentiments qu’un alligator …

Comparaison des encéphales de vertébrés – Source schema : http://svt.ac-dijon.fr/schemassvt/spip.php?article1656

“Sans conscience il n’y a pas de douleur”

Il serait complexe, voire utopique d’essayer d’expliquer en quelques lignes comme en cent pages ce qui rend les poissons capables de ressentir, ou pas, des émotions telles que les êtres humains peuvent les définir. Essayons alors de simplifier tout cela et de réduire la réflexion au fait que les neurobiologistes de tous bords s’accordent aujourd’hui pour dire que les fonctions du cerveau sont le résultat de l’action combinée, sous la forme de réseau, de plusieurs groupes de neurones répartis à différents endroits du cerveau (par opposition au concept « une partie du cerveau gère telle ou telle fonction »).

Parmi l’ensemble des structures cérébrales impliquées, chez les humains, dans l’analyse des stimuli sensoriels (comme les récepteurs nociceptifs), la perception consciente et l’interprétation émotionnelle de la douleur, deux structures cérébrales sont considérées comme clés. D’un côté, l’amygdale (pas celle de la gorge, aucun lien de parenté !) et de l’autre, le cortex cérébral, ou devrait-on dire plusieurs sous parties du cortex cérébral.
Dans un article publié en 2016, le chercheur Australien Brian Key décrivait dans le détail « Pourquoi les poissons ne ressentent pas la douleur » (6). Son analyse se base sur les connaissances récentes dans le domaine de la conscience et de l’intégration des signaux sensoriels chez différentes espèces animales à différents stades de l’évolution. Il résume ainsi :

« L’analyse cérébrale consciente implique l’amplification et l’intégration globale des signaux neuronaux et existe dans le cortex humain (et vraisemblablement des mammifères, n.d.a.) en raison de son architecture neuronale spécifique. (Notons ici que les poissons n’ont pas de cortex cérébral comme on le retrouve chez les mammifères, n.d.a.) … Bien que certaines parties de leur cerveau soient vaguement homologues de l’amygdale des mammifères, chez les poissons ces structures sont principalement des circuits de renforcement des comportement défensifs activés par la nociception… (En clair, les poissons répondent à un stimulus douloureux par la fuite… ça vous rappelle quelque chose ? Un gros rush de carpe peut être ?) … En conclusion, les poissons manquent les connections réciproques et réseaux cérébraux requis aux procédés neuronaux conscients… »

Même si cet argumentaire peut être, et est, soumis à controverse au sein de la communauté scientifique, il semblerait toutefois que le consensus s’oriente dans le sens ou les poissons ne seraient pas « équipés » pour avoir des émotions conscientes et des sentiments. Des « émotions » primales et nécessaires à la survie telle que la peur, oui, mais de la douleur telle que les humains peuvent la définir ou la ressentir, non.

Antispéciste et interprétation de la science?

Il semble que les données de la science, réelles, solides, même si partielles et soumises au débat naturel et nécessaire à l’avancée de toute science, indiquent que les poissons ne peuvent ressentir la douleur au sens où nous l’entendons. Alors qu’en est-il du discours des antispécistes, qui souhaitent à tout prix que nous arrêtions immédiatement notre barbarie tortionnaire ? Car, n’en doutons pas, si aujourd’hui la pêche « au vif » est principalement visée, il suffit de retirer ces deux mots sur la page d’accueil du site de PAZ pour que demain, ce soit la pratique même de notre passion qu’ils remettent en question…

Dépourvue de fondement scientifique consensuel, l’action des antispécistes se résume à une série de convictions au service d’une forme d’idéologie politique. Le nom « Zoopolis », n’est-il pas le titre d’une « théorie politique des droits animaux » publiée en 2011 ? Faire du bruit sous couvert de défendre des principes moraux louables permet de facilement légitimer l’occupation d’une niche au sein du paysage politique. Il apparaît donc essentiel de rappeler, voire marteler, que l’analyse des résultats obtenus lors d’études comportementales chez des animaux est un exercice des plus difficiles, y compris pour un scientifique chevronné. Cela nécessite une complète ouverture d’esprit, l’absence de préjugés, un détachement absolu de toute contingence anthropomorphique, mais également de savoir en limiter la portée aux limites du modèle expérimental considéré. En conséquence, la diffusion de données scientifiques qu’elles soient vulgarisées à l’emporte-pièce, partielles, partiales ou sorties de leur contexte aboutit inexorablement à des interprétations orientées et/ou erronées, voire des dogmes « populaires » sans réel fondement scientifique (comme l’histoire du fer dans les épinards qui rendrait fort comme Popeye le marin). Mais la science, objective et rigoureuse, ne fait pas de politique ni de sensationnalisme !

Pris sous cet angle, les motivations réelles derrière la campagne pour le moins agressive, voire discriminatoire à l’encontre des pécheurs que nous sommes, n’en devient que plus douteuse. Les initiatives des groupes antispecistes dans les différents conseils municipaux et communauté d’agglomérations autour de la France, reflètent un problème sociétal bien plus profond : l’utilisation bruyante et à des fins politiciennes de la dichotomie grandissante entre un monde urbain partiellement déconnecté de la nature mais qui se rêve « écoresponsable » (prétendument ou réellement) et un monde rural, véritablement en première ligne face aux défis écologiques contemporains mais stigmatisé et dénigré par un partie des « élites » des villes. Diviser pour mieux régner, en quelque sorte. Mais si les mouvements antispecistes se protègent derrière le bouclier de l’écologie, demandons-nous alors ce qui a le plus de sens, au plan écologique, entre consommer du quinoa ou des avocats importés d’Amérique du Sud dont la culture ravage des écosystèmes entiers, acheter un filet de saumon d’élevage en provenance de Norvège ou de Tasmanie et qui aura voyagé par avion et camion frigorifique avant de finir dans un étal réfrigéré de supermarché ou pêcher un brochet avec un gardon issus, tous les deux, de la rivière du coin ??…

Samedi 27 mars 2021 des manifestations contre la pêche de loisir sont organisées partout en France.

Alors à nous, pécheurs, et à nos instances de tirer rapidement et avec clairvoyance, les leçons de cet épisode, qui n’est que le premier d’une longue série de batailles à venir, n’en doutons pas. La FNPF a le devoir de défendre les pratiques de TOUS ses adhérents, et pour ce faire, de s’appuyer sur des faits, pas sur des convictions. A nous et à nos instances de faire évoluer nos pratiques afin de nous rendre le moins critiquables possible au regard de ces mouvements. A nous et à nos instances de faire valoir la légitimité de nos pratiques, mais aussi et surtout la globalité de nos actions, car peu nombreux sont ceux, dans la population des non pêcheurs, qui savent que l’acte de pêche n’est que la partie visible de l’iceberg.
Sur ce, je vous laisse et je pars à la pêche !

  1. International Association for the Study of Pain, IASP Terminology. International Association for the Study of Pain [en ligne]. 14/12/2017. [Consulté le 03/11/2017]. Disponible ici
  2. Lalande A (1999) Vocabulaire technique et critique de la philosophie. PUF, Paris
  3. Charrier C (2018) . Douleur et souffrance animales : comment la règlementation protège–t-elle les animaux d’élevage ? Thèse d’exercice, Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse – ENVT, 2018, 149 p.
  4. Sneddon, Braithwaite and Gentle (2003) “Do fish have nociceptors: Evidence for the evolution of a vertebrate sensory system”, Proceedings of the Royal Society: Biological Sciences. 2003.
  5. Rose, J. D. (2003). A critique of the paper: “Do fish have nociceptors: Evidence for the evolution of a vertebrate sensory system” published in Proceedings of the Royal Society: Biological Sciences. 270(1520):1115–1121, 2003 by Sneddon, Braithwaite and Gentle. Pages 49–51 in H. E. Erickson, editor. Information Resources on Fish Welfare 1970–2003. Animal Welfare Information Resources 20, U.S. Department of Agriculture, Beltsville, Maryland. A voir ici 
  6. Key B. (2016) Animal Sentience 2016.003: Key on Fish Pain 

A voir :

Gregory Conductier

Gregory Conductier a un master de physiologie de la nutrition de l’université de Bourgogne et un doctorat de Neurobiologie de l’Université Montpellier 1. Il a effectué des recherches dans le domaine du contrôle cérébral des réponses aux stress, et de la prise alimentaire. En 2013, il s’est installé à Melbourne, Australie pour travailler à Monash University. En 2018, il a quitté la recherche académique et travaille aujourd’hui pour une compagnie privée de recherche.

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