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Festival d’hiver Garbolino – White Acres – 4ème manche

Jeudi a été le pire jour de la semaine en matière de météo et j’ai échoué sur un des étangs les plus exposés au vent. En effet, des rafales à 80 km/h balayaient Jenny’s Lake, la fishery placée juste en face du lodge. Les averses se succéderont durant toute la pêche et à l’issue, c’est le déluge. J’ai pu m’y rendre à pied de ma chambre, ça c’était vraiment le côté positif ! Hélas avec la pluie, très peu de photos … Mais la vue du chalet ci-dessous plante déjà le décor, mon poste est là bas en face 🙂

 Un petit coup de fatigue

J’hérite d’une aile, le N°9, juste avant le début d’un étranglement. 3-7-8-15-16 étaient les places à tirer et quand je vais aux infos, même si Darren est très confiant dans mes chances, je n’y crois pas. J’avoue, ce matin là, je ne suis pas « dedans ». Un petit coup de fatigue sans doute, mais il faut que j’y crois, mon classement intermédiaire me motive.

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Après 3 jours de compétition, 5 sur place à côtoyer les pêcheurs, les gars sont vraiment cool et chacun y va de ses petits tuyaux. Je passe la première huitaine, je crois Steve Sanders mal lôti au tirage et surtout Harry Billing qui hérite d’un 15 fameux sur une zone un peu abritée. Je ne vois pas mon compère Jon Arthur et pour cause, il est à l’autre aile, au 3.

Une pêche atypique

Jenny’s est un lac parsemé d’ilots. Étrangement les meilleurs postes sont ceux situés pile entre deux îles. Pourquoi ? Et bien les pointes d’îles sont très envasées et les F1 et brèmes ne s’y plaisent pas. Entre deux, il y a des lits de gravier et c’est là que les beaux poissons blancs se tiennent. Lorsque le vent le permet, la pêche idéale se fait à 16 mètres avec une ligne légère à déposer du maïs à la coupelle de scion. C’est exactement ce qu’a fait Darren la veille qui a bien réussi. Ou sinon, il est possible de pratiquer une pêche au waggler en frondant 2/3 grains à la fois, mais il faut absolument que le flotteur ne bouge pas. Il ne faut donc pas hésiter à traîner d’1 mètre si nécessaire. C’est ce que fera à merveille Giles Cochrane le premier jour en remportant le secteur à côté de mon ami Thierry avec une superbe pêche de plaquettes, brèmes et F1. Avec le vent, mais sans prétentions avec mon aisance au moulinet, je mise beaucoup sur le waggler. Darren me conseille de le préparer de manière agressive en frondant des poches de maïs pendant un temps et d’y aller voir. Je prépare un coup unique à la grande canne, 11,50m c’est tout ce que j’arriverai à tenir, deux coups en bordure à 5 éléments et un latéral dans des vagues imposantes.

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Visibilité affreuse

De mon poste je vois tous les pêcheurs de mon secteur et ça démarre vraiment timidement. Je démarre au bord et enregistre des touches très timides. Après avoir juré une dizaine de fois après des touches ratées, j’ai une belle cadence de petites plaquettes et gardons puis le coup s’éteint rapidement. Je rappelle et pars au large et décroche une jolie plaquette grrrrrr…. La visibilité est affreuse, vent, nuage, pluie, éclaircies, malgré mes deux paires de lunettes polarisantes, j’ai beau changé, avec un flotteur équilibré au ras des pâquerettes, ce n’est pas terrible. Ceci explique les grosses antennes que vous voyez sur tous les montages. Je reviens au bord où j’ai des touches. Gardons, puis tous les 4/5 touches, c’est une plaquette de 80/150 qui rejoint l’épuisette. Il faut bloquer la ligne très fortement er rester concentré, pas facile …

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Pas facile avec cette luminosité …

Le gong sonne

Mon voisin qui a moins alimenté son coup au waggler que moi se décide à y aller. Il ne lui faut pas longtemps pour épuiser une brème d’1kg. C’est la sonnerie du gong pour moi. Je décide d’y aller et mon flotteur de 8gr n’est pas trop léger pour atteindre la distance et rester en place à 25 mètres.

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Waggler Rive W34 de 8gr, simplement équilibré avec deux plombs de 8 et un émerillon. Un grain de maïs coincé avec un Bait Stop me permettra de lancer plusieurs fois très fort sans perdre la graine

Lorsque le vent se calme, j’arrive à grainer à distance. Mais très, trop peu souvent à pêcher où je graine et grainer où je pêche. Mais le pire c’est que j’ai quelques touches au maïs. Je prends une plaquette rapidement (300gr), je décroche ce qui me semble être un F1, prends une autre plaquette plus jolie et une autre sans voir la touche. Et je n’ai pas non plus vu les minutes s’égrenaient. Je vois bien les autres pêcheurs prendre un peu, mais de petites prises, il n’y a que Jon à l’autre bout qui paraît intouchable. Résultat des courses 2 heures au moulinet à trop y croire, il me reste 1 heure au compteur et je dois prendre une décision, ma bourriche est quasi vide, je dois avoir 3 livres à peine.

Etre têtu ne paye jamais

J’avais malgré tout continué à alimenter mes bordures à 5 éléments, à droite avec des casters et à gauche à l’amorce. Je redépose une belle boule d’amorce et décide d’y retourner pour ne pas finir ridicule et là j’enchaine les plaquettes pendant 40 minutes, pas de gros poissons, mais régulièrement. Et là je sais que je vais m’en mordre les doigts et la balance ne mentira pas. Une grosse averse finale finira par m’achever. Evidemment Jon gagne le secteur avec 33 livres en bordure aux pinckies. J’ai un peu plus de 10 livres et finit 5ème du secteur, mais le pire c’est qu’avec 14 livres j’aurais fini 3ème et  avec 17, second. Comme si je ne le savais pas encore, être têtu ne paye jamais ! J’avais les poissons en bordure et à 11 mètres aussi, il m’aurait suffi d’alterner les deux coups pour assurer une deuxième place. Mais bon parfois prendre des risques paye aussi et cela m’a (très) souvent réussi, donc sans rancune Jenny, je reviendrai !

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Pas de photo de ma pêche, c’était la douche écossaise… Mais voici la bourriche de mon ami Baptiste qui héritera de mon poste le lendemain et aura pêché juste. 23 livres et second, battu par Adam Walkelin de rien du tout.

 

Pour finir … 

Petit proverbe qui ne me quitte plus depuis cette année 2015 : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ! » Nelson Mandela … Et ce jour-là, j’ai beaucoup appris !

 

A propos Olivier Wimmer

Pigiste pour La Pêche et les Poissons depuis 2005. Début en compétition en 1987. Participation 2 x à la 1ère division mixte et 6 x à la 2ème. 5 x à la 1ère division moulinet. Membre du club Pêche Compétition Garbolino 67. Voir tous les articles de Olivier

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