
Réussir le mouillage de son amorce : les 3 étapes clés
Une amorce mal préparée peut compromettre le résultat de votre sortie de pêche. Trop mouillée ou pas assez, après avoir soigneusement sélectionné votre paquet d’amorce, la mal préparer revient à le gâcher.
Le mouillage, c’est la clé : trop d’eau et l’amorce ne tient pas ; pas assez et elle reste en poudre.
Apprendre à maîtriser le mouillage de son mix garantit que l’attraction et la mécanique de l’amorce attireront les poissons sur le spot sélectionné. Quelle que soit votre approche — anglaise, coup, feeder ou method feeder — quand la préparation est ratée, elle l’est pour tous les poissons !
Les conseils essentiels et simples présentés ici sont valables pour toutes les techniques.

Le premier mouillage (L’hydratation)
C’est l’étape où l’on donne « vie » aux particules sèches.
- La règle d’or : toujours verser l’eau progressivement à l’aide d’un petit récipient.
- L’astuce d’expert : utiliser l’eau du lieu de pêche pour éviter les odeurs de chlore de l’eau du robinet, qui pourraient faire fuir les poissons méfiants.
- Le geste : mélanger énergiquement à la main ou au batteur afin de bien répartir l’humidité.

Étape 2 : Le temps de repos (La stabilisation)
C’est l’étape la plus souvent oubliée par les débutants.
Pourquoi attendre ? Les particules comme le biscuit ou le PV1 ont besoin de 10 à 15 minutes pour absorber l’eau à cœur et livrer leurs effets mécaniques.
- Le risque : si vous pêchez immédiatement, votre amorce va continuer à « boire » et deviendra flottante ou trop légère une fois au fond.
- Le conseil : préparez votre amorce dès votre arrivée au bord de l’eau, avant même de monter vos cannes, puis mouillez-la en plusieurs étapes progressives.
Si vous avez trop mouillé votre amorce, rajoutez de l’amorce sèche pour absorber le surplus d’eau, sans remouiller ensuite.

Étape 3 : Le tamisage (La mécanique finale)
C’est la dernière étape, celle qui permet de finaliser la préparation. Passer son amorce mouillée au tamis peut paraître superflu, mais c’est au contraire indispensable lorsque l’on mouille à la main.
Passer le mix humide au tamis permet de finaliser le mouillage : cela homogénéise l’amorce, supprime les grumeaux et la rend plus fine et aérée. Vous optimisez ainsi son action mécanique au fond de l’eau.
Le choix du tamis : maille fine pour le gardon ou la brème (2 mm), maille plus large pour la carpe ou les mix riches en particules (4 mm).

Attention aux ingrédients
Certains ingrédients sont plus délicats à imbiber : la chapelure de pain, le PV1 (ingrédient collant qui n’agit réellement qu’au bout d’environ 15 minutes) ou encore la farine de maïs.
On retrouve généralement ces composants dans les mix destinés aux gros poissons. Ce sont souvent les amorces les plus techniques à mouiller.
À l’inverse, des ingrédients tels que le tourteau fin facilitent grandement le mouillage. Sa texture ultra fine et absorbante fixe l’humidité et gorge le mix d’eau.

Le test final
Lorsque l’amorce est correctement mouillée et préparée, on doit pouvoir former facilement une boule, la manipuler, puis la démolir sans forcer.









